Rouler au GNV c'est financièrement attractif : en effet, outre la satisfaction de contribuer à la réduction des émissions de carbone fossile et celle de payer 89 centimes d'euros le kilogramme de gaz, l'automobiliste converti aux charmes du GNV bénéficiera des largesses du Ministère des finances.
Au surplus, si la voiture qu'il choisit émet moins de 160 g/km de CO2, il se verra alloué un crédit d'impôt de 2.000 €.
Voire de 3.000 € si cet achat s'accompagne de la destruction par un organisme autorisé d'un véhicule particulier immatriculé avant le 1er janvier 1997, acquis au moins 12 mois avant sa date de destruction, et encore en circulation à cette date.
Ce coup de pouce fiscal correspond aux engagements pris par le gouvernement lors de la signature le 4 juillet 2005 d'un protocole pour le développement du carburant GNV.
Ce système se veut "pérenne et incitatif". Suffisamment en tous cas pour convaincre les pétroliers et les distributeurs à investir dans une filière de distribution (avec Carrefour qui ouvre le bal) et les constructeurs à compléter leurs gammes.
Cette initiative tombe à pic pour appuyer leur message d'entreprises conscientes des enjeux environnementaux; on pense, notamment, au lancement de nouvelles appellations telles que BlueMotion chez VW, Airdream chez Citroën, Eco2 chez Renault, EcoNetic chez Ford, Efficiency chez Volvo, etc.
Dorénavant, c'est sûr, le gaz a le vent en poupe !
En inaugurant cette première pompe GNV accessible au public en région toulousaine, Carrefour prouve également que le gaz a, comme carburant, un bel avenir en France ...